Le consentement est un pilier éthique trop souvent négligé dans la photographie humanitaire. Photographier une personne en situation de vulnérabilité sans son accord explicite pose des questions éthiques sérieuses, même lorsque l’intention est bienveillante.
Pourquoi le consentement est souvent négligé
Dans l’urgence d’une mission humanitaire ou la pression d’un délai éditorial, le consentement explicite est parfois perçu comme un frein logistique. Pourtant, cette étape est essentielle pour respecter la dignité et l’autonomie des personnes photographiées.
Les bonnes pratiques de consentement
- Expliquer clairement, dans la langue de la personne, l’usage prévu de l’image
- Obtenir un accord explicite, idéalement documenté, avant la prise de vue
- Respecter un refus sans insister ni chercher à convaincre
- Prêter une attention particulière lors de la photographie d’enfants, nécessitant le consentement d’un tuteur
Le consentement continu, pas seulement initial
Le consentement ne devrait pas se limiter au moment de la prise de vue : il concerne aussi l’usage ultérieur de l’image. Une personne ayant accepté d’être photographiée pour un contexte donné n’a pas nécessairement consenti à une réutilisation dans un contexte différent.
Conclusion
Le consentement éclairé n’est pas un obstacle bureaucratique à la photographie humanitaire : c’est une condition de son intégrité éthique.
Découvrez notre approche éthique des images pour ONG.