Malgré des progrès réels, de nombreux médias internationaux continuent de représenter l’Afrique à travers un éventail visuel et narratif restreint. Voici les mécanismes qui expliquent cette persistance.
Le biais du « continent comme pays unique »
Une grande partie de la couverture médiatique internationale traite encore l’Afrique comme une entité homogène, ignorant les différences énormes entre ses 54 pays, ses centaines de langues et ses contextes économiques radicalement différents.
La sur-représentation des crises
Les études sur la couverture médiatique montrent régulièrement que l’Afrique apparaît de manière disproportionnée dans les médias internationaux à travers des sujets de crise (conflits, catastrophes, épidémies), au détriment d’une couverture plus équilibrée du quotidien, de l’économie ou de la culture.
Le manque de correspondants basés localement
De nombreuses rédactions internationales couvrent l’Afrique depuis des bureaux régionaux uniques, parfois éloignés des réalités locales spécifiques, plutôt que via des journalistes et photographes basés directement dans les pays couverts.
Des signes d’évolution positive
Certains médias ont commencé à diversifier leur couverture, en investissant davantage dans des correspondants locaux et en élargissant les sujets traités au-delà des crises. Ce mouvement reste toutefois minoritaire à l’échelle globale.
Conclusion
Une représentation médiatique plus juste de l’Afrique passe par davantage de présence locale et une diversification des sujets couverts au-delà des crises.
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